La route des Grandes Alpes s’étend sur environ 720 kilomètres à travers les magnifiques Alpes françaises. Elle commence à Thonon-les-Bains, située au bord du lac Léman, et se termine à Menton. Cette route mythique, largement popularisée par le Tour de France, se distingue par son enchaînement de cols célèbres, offrant des panoramas à couper le souffle à chaque virage. Très prisée pendant l’été, elle reste un incontournable non seulement pour les motards avides de sensations, mais également pour tous les passionnés de routes sinueuses et de paysages montagnards.

QUAND PARTIR ?

La meilleure période pour faire la RGA, notamment à moto, s’étend de la mi-juin à la fin septembre. La fonte des neiges permet l’ouverture des cols dès juin, tandis que les premières chutes de neige peuvent survenir dès la fin septembre.

Vous pouvez vous rendre sur ce site, qui regroupe tous les cols de Savoie et leur ouverture en temps réel.

INFOS PRATIQUES

  • Anticiper la réservation des logements, au risque de ne pas avoir de choix sur vos étapes, et/ou payer très cher.
  • N’oublier pas les vêtements chauds et de pluie. La météo en montagne est très changeante, on passe rapidement de 20° grand soleil, à 5° sous la pluie et le brouillard, voire des températures négatives en haut d’un col.
  • L’essence ne pose aucun problème, mais pour être tranquille, il est préférable de faire le plein avant le départ.
  • La RGA est accessible aux motards débutants.

Peu importe votre véhicule, l’été est la saison idéale pour profiter pleinement de la RGA. Ce qui veut dire qu’il y a beaucoup de trafic, que ce soit des motos, vélos, voitures et camping-car. La route se partage, la nature se respecte, donc il est essentiel de rester vigilant sur ces routes. Le nombre d’accidents est malheureusement trop élevé.

Concernant le budget, il est clair qu’entre 2021 et aujourd’hui (2026) tout a extrêmement augmenté, que ce soit le logement, l’essence, les restaurants. A l’époque, le SP 98 coûtait environ 1.65e/l. On a dépensé 410e de logement, et pour les restaurants midi et soir, une 50e/jours en moyenne.

JOUR 1 : THONON LES BAINS – BEAUFORT

La première étape commence par la photo du kilomètre 0, qui est juste devant l’hôtel de ville de Thonon les bains. Une fois le souvenir en poche, on part direction Beaufort. Cette première étape fait passer par :

  • le col des Gets (D902)
  • le col de la colombière (D4)
  • le col des Aravis (D909)
  • le col des Saisies (D218B)

Pour un total de 127 km, sans la boucle des 3 barrages qu’on fera le lendemain. (voir plus bas)

A la sortie de Thonon, il faut suivre la D902 direction les Gets. Malheureusement pour nous, en 2021 le col des Gets était en travaux, ce qui nous a permis de découvrir une autre route, qui nous a amené au col de la Colombière (D4). Cette journée a permis de découvrir des villes telles que La Clusaz, qui est vraiment une magnifique station de ski. La route est agréable, alternant entre paysages montagneux et sections de route plus fréquentées. Bien sur, on prend le temps d’immortaliser chaque panneau indiquant les cols que l’on a franchi.

Notre arrivée à Beaufort a été une délivrance, après avoir roulé sous un orage et une pluie battante pendant une heure.

Nous avons posé nos valises et nos motos à l’hôtel Doron. Qui depuis notre passage s’est refait une beauté. Le point fort : les motos sont dans un garage fermé et couvert.

Une fois arrivée à Beaufort, il y a la possibilité de faire une boucle pour voir les 3 barrages de Saint Guérin, Roselend et la Gittaz. Pour ce faire il faut suivre depuis Beaufort la D128A, passer Arèches, puis prendre la D218D et faire l’A/R jusqu’au barrage de Saint Guérin (un incontournable !)

Ensuite, reprenez la très belle route du col du Pré jusqu’au lac de Roselend. Puis prenez le col de Méraillet direction le barrage de La Gittaz par la D925, et continuer jusqu’à Beaufort.

Nous avons fait le choix de faire sécher nos affaires et de visiter Beaufort, (et sa coopérative de fromages) qui est un adorable village de montagne. 5 ans après, j’ai toujours envie d’y retourner tellement c’est beau et qu’on s’y sent bien.

JOUR 2 : BEAUFORT – SAINT JEAN DE MAURIENNE

Depuis Beaufort, et pour éviter de passer par la nationale, vous pouvez prendre (ou reprendre si vous avez fait la boucle la veille), le col du Pré, et ainsi profiter d’une vue et d’une immersion dans la campagne du Beaufortain, rencontrer ces belles vaches grâce à qui on peut manger du très bon fromage. Les virages et paysages s’enchainent vite jusqu’au Cormet de Roselend, un de mes coups de cœur de la journée. En effet, les routes sont sinueuses mais très confortable à rouler. On arrive en haut du barrage, ce qui donne une vue panoramique et encore plus belle. En plus, le soleil est de la partie, c’est donc gonflé à bloc que nous arrivons à Bourg Saint Maurice pour la pause de midi. A partir de là, la route est beaucoup plus fréquentée, et nous arrivons en milieu d’après midi pour l’ascension du plus au col de France : le col de l’Iseran. Ce géant des montagnes est impressionnant ! Très rocailleux sur la montée, on retrouve des paysages moins abrupte sur le versant direction Modane. En haut, il faut froid, à peine 8° et il pleut. On redescend vite pour se réchauffer, puis on repart direction Modane par la route panoramique, qui est plus intéressante et moins fréquentée que la route principale. Au total, cela nous aura fait 172 km. Ceux qui souhaite prendre leur temps apprécieront cette boucle, les autres préféreront pousser jusqu’à Briançon, et raccourcir leur séjour sur la RGA.

Nous avons dormi à l’hôtel Marintan, non loin de Modane. Un hôtel très confortable, avec un parking non couvert privé, qui permet de garder les motos en sécurité.

JOUR 3 : SAINT JEAN DE MAURIENNE- BRIANCON

Cette 3ème étape est assez rapide, et permet de prendre son temps et/ou de faire une boucle par les lacets de Montvernier, qui est une succession de 18 virages en épingles serrés. A faire avant de prendre le col du Télégraphe, pour rester sur la RGA.

Cette partie de la RGA est mon deuxième coup de cœur du road trip ! On commence par le col du télégraphe, qui n’est pas des plus épatant, mais qui permet d’arriver à Valloire, une station de ski entourée de montagne, d’une beauté incroyable ! Après la pause café, on part direction le col du Galibier. La route est superbe, les points de vue époustouflants, j’aurais aimé m’arrêter tous les 100m pour immortaliser la route. L’ascension du col du Galibier est incroyable, et le point de vue une fois à la cime est spectaculaire ! On redescend sur le versant du col de Lautaret, avant d’arriver à Briançon, notre étape du jour.

Nous avons fait une petite étape aujourd’hui, 80 km uniquement, avec l’objectif de visiter la ville de Briançon.

Ce fut une très belle découverte, notamment en terme de gastronomie, puisque nous avons mangé dans un restaurant luxueux, et gourmand. Coté logement, nous avons encore réussi à trouver un logement avec un endroit sécurisé pour les motos : l’hôtel Cristol

JOUR 4 : BRIANCON-JAUSIERS

Si vous pensiez en avoir pris plein les yeux jusque là, cette journée va rebattre les cartes ! Il y a du lourd sur cette étape, avec le col de l’Izoard, le col de Vars ( mon chouchou) pour arriver à Jausiers, et la possibilité d’une boucle bonus : le col de la Bonnette. Le temps est plus clément, le soleil au rendez-vous, bref, tous les ingrédients sont réunis pour une étape parfaite !

Après avoir quitter Briançon, on arrive rapidement au col d’Izoard. Comment décrire ce moment ? des paysages changeant d’un virage à l’autre, une route super bien entretenue malgré le nombre d’usager, une route suffisamment large pour être en sécurité, des sapins, de la verdure, du rocailleux… une fois en haut du col, c’est un émerveillement total, la vue est incroyable. La descente est tout aussi agréable.

Nous faisons un aller-retour rapide à Ceillac, uniquement pour le plaisir de rouler, puis direction Guillestre pour la pause repas.

On continue direction Vars, qui change totalement des autres cols que l’on a pu faire, car c’est très vert. Nous avons fait une pause en face du lac pour manger une tarte aux myrtilles. La vue est encore une fois superbe !

On reprend les motos pour se rendre à Jausiers, poser les affaires et visiter Barcelonnette. Nous n’avons pas voulu faire le col de Barcelonnette, car il ne fait pas officiellement partie de la RGA. Mais croyez moi, ça vaut le détour !

Ce soir, après 128km, on dort dans un chalet, le chalet les Moineaux, qui était une ancienne colonie de vacances. Le logement est confortable, dans son jus (du moins en 2021), mais fonctionnel. La piscine avec vue dégagée sur la montagne est un vrai plus. Le repas du soir est excellent, contrairement au petit déjeuner, qui était décevant car tout était sous-vide et industriel. Et quand on rajoute quelques euros pour ça, c’est très dommage !

JOUR 5 : JAUSIERS – SAINT MARTIN DE VESUBIE

Que de belles découvertes aujourd’hui ! on part pour 200 km environ, en passant par le merveilleux col de la Cayolle. On y croise des cascades, une nature luxuriante, des marmottes qui traversent sans regarder… la montée est longue (25km !) mais encore une fois, il en vaut largement la peine !

Nous roulons à un bon rythme en passant par le col de la Couillole, Valberg, et en faisant un magnifique détour par les gorges de Daluis. Ce détour est indispensable tant les couleurs des roches et la route sont incroyables.

Ce soir, on dort chez l’habitant, qui donne directement sur l’ancien lit de la rivière et le spectacle de désolation qui va avec.

JOUR 6 : Saint martin Vésubie – Menton

Voici la dernière étape de la RGA, direction Menton en passant par le col de Turini ! Il commence à faire plus chaud, les paysages sont plus arides. Une fois que l’on a quitté Saint Martin Vésubie, on commence la journée par le célèbre col de Turini… que j’ai détesté puisque je suis tombée dans une épingle. Pour la petite histoire, ce col très réputé était plein de gravillons et de voitures de sport qui remontaient à toute allure. Passer cet exploit, et une fois la descente technique passée, les paysages sont vraiment impressionnants et beaux. L’arrivée à Sospel est tout de même un soulagement, bien que cela signe bientôt la fin de la RGA. Heureusement que le col d’Eze offre une vue superbe sur la méditerranée, cela permet de terminer en beauté cette superbe route jusqu’à Menton.

Pour bénéficier du PDF récapitulatif du trajet (hors logement et restaurants) c’est ICI !

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